« Aujourd’hui nous sommes libres ! Nous sommes un peuple libre, un peuple digne ! »
Mgr Desmond Tutu 27 avril 1994
Je rêve d'un lendemain
Où les pousses bambous
Où les chênes centenaires
Pourront vivre leurs désirs
Au delà de leur nuit
Au delà du premier jour
Voilà mon rêve premier
Les chapelets de lumières
Pour continuer de vivre
Je fais un autre rêve
Le rêve d'aller plus loin
Mon second rêve n'est pas atteint
Il faut continuer de rêver
Au delà du premier jour
Pour chaque une
Pour chaque un
Je rêve plus loin encore
D'une autre lumière
Naturelle et sans violence
D'une lumière millénaire
Qui fait que la fleur intérieure
Ne puisse jamais se faner
Je rêve de la connaissance
Qui donne aux amants
Le droit de s'aimer
Ce rêve est à plus tard
Je le continuerai
Ensemble déjà
Vivons pleinement le premier
Robert Tarento
C’est le plus cruel
Le plus féroce des ennemis
De l’humanité
De l’amour
Que les maîtres du monde
Pardonne mon audace
Les maîtres du monde
S’ils savaient
Ils n’enverraient
Pas leurs troupes
En Tchétchénie
Les maîtres du monde
S’ils avaient
Encore un peu d’humanité
Leur or et leurs joujoux militaires
Serviraient à combattre
Ce monstre qui se pavane
Et détruit le futur
Les maîtres du monde
S’ils savaient
N’enverraient plus leurs soldats
Ni à Kaboul, ni sur l’Euphrate
Ils ne donneraient plus de machettes
Ni aux Rwandais, ni aux Congolais
Que les maîtres du monde
Pardonne mon audace
Ils donneraient leur richesse monumentale
Aux mages et aux savants
Pour anéantir le monstre
Sida qui ignore leurs frontières
Qui ne s’émeut pas des larmes
Du père, du frère, de la mère
Qui massacre la progéniture
Et met son sombre voile
Sur la symbiose des civilisations
Les maîtres du monde
S’ils avaient
Encore un peu de science
Regarderaient autrement le Sud
Ils arrêteraient le massacre
En Palestine
Pour la paix de la terre d’Israël
Ils mettraient leur immense trésor
Aux «bodhisattvas »
Et aux soldats arc-en-ciel
Pour la reconquête de l’Amour
De l’humanité
Que les maîtres du monde
Pardonne mon audace
C’est le plus cruel
Le plus féroce des ennemis
De l’amour
De l’humanité
Samy Tambué Kanyuka
Tel un griot
Ivre des noms et des mots d’amour
Chantant la gloire
Des peuples et des civilisations
J’égrènerais
Sur mon balafon
Mille sons portant ton nom
Je raconterais
Aux générations d’enfants
L’amour entre le jour et la nuit
La beauté des saisons
Le sens des couleurs
Je réciterais
La sublime poésie
Avec mon n’goni
Et mon djembé en transe
La beauté arc-en-ciel
De la terre, de l’homo sapiens
Où le vert de jade
S’accouple au noir de la perle
Je te dirais la force du rouge
Et du jaune safran
La béatitude du voile blanc
De la nouvelle épouse
Glorifiant son prince aimant
En bleu azur
Je te vanterais la richesse
Des terres ocres
Qu’enfantent les flammes de volcans
Tel un griot
Ivre des noms et des mots d’amour
Chantant la gloire
Des peuples et des civilisations
Arc-en-ciel
Je te dirais l’histoire
Des cultures métisses
Qui construisent en pierre pyramidale
La nouvelle bâtisse
Où trône la paix
Samy Tambue Kanyuka
Partout le tout est à la vie,
Je n'aime pas l'uni
Poussières et mondes éphémères s' entremêlent
Et poussent à l'inconnu
J'aime ce qui est nu
Robert Tarento